Conséquences d'une mauvaise expérience candidat

Les entreprises aiment se construire une image de rêve, se présenter comme de parfaits employeurs. Leur communication autour de leur marque employeur est parfaitement maîtrisée, léchée, rien, absolument rien n’est laissée au hasard pour appâter les meilleurs candidats.

Mais qu’en est-il une fois que le candidat se décide à franchir le pas, en faisant acte de candidature pour rentrer dans les méandres du processus de recrutement ?

La question qu’il se pose : vais-je vivre une expérience candidat à l’image de ce qu’on m’a vendu et promis en amont sur la marque employeur ?

1 – Un désamour profond de l’entreprise

Vous le savez mieux que quiconque, l’expérience candidat n’est que très rarement alignée sur la communication de la marque employeur. Il y a comme un fossé entre la promesse faite en amont par l’entreprise pour séduire et sensibiliser le candidat, et un processus de recrutement entièrement opaque dans lequel le candidat a le sentiment d’être un simple numéro avec ce fameux mail de bienvenue standardisé : 

“Si d’ici 3 semaines, vous n’avez pas de retour de notre part, veuillez considérer que votre candidature n’a pas été retenu” 

Le candidat se sent dupé, comme trompé sur la marchandise, et le désamour qu’il ressent pour l’entreprise est profond voire irréversible pour certain.  

2 – Souriez, vous allez être ghosté(e) !

Vous en avez peut-être déjà entendu parlé dans une conversation, sans savoir précisément de quoi il en retourne. Pour faire simple, le Ghosting est un phénomène apparu dans les années 2000 que nous retrouvons habituellement dans les relations amoureuses. C’est lorsque, suite à un premier rendez-vous galant, l’une des deux personnes met subitement fin à la relation sans en informer l’autre. Le terme Ghosting est utilisé depuis peu dans les RH, pour désigner des candidats qualifiés qui disparaissent subitement à un stade plus ou moins du processus de recrutement, sans donner la moindre nouvelle.

Vous connaissez l’expression “la vengeance est un plat qui se mange froid”.

Les candidats sont globalement mécontents de l’expérience candidat que les entreprises leur proposent aujourd’hui (manque de transparence, aucune information sur les étapes de recrutement, points de contact inexistants), bref le décrochage n’en est que plus facile pour les candidats.

Et de surcroît le rapport de force s’est inversé dans la relation puisque sur certains métiers, les candidats décident de là où ils veulent travailler, et n’hésitent plus à disparaître comme certains recruteurs.

3 – Attention, je vais boycotter votre marque

Il faut changer de paradigme dans votre rapport avec les candidats. Il est important de faire preuve d’empathie, en les traitant comme vous aimeriez être traités, et en les considérant comme des clients. 

En ne prenant pas ce virage complet, les entreprises s’exposent à un danger financier insoupçonné suite à de mauvaises expériences candidats (Mesurer une mauvaise expérience candidat). En effet, les chiffres font froid dans le dos, puisque près de 60% des candidats ayant subi une mauvaise expérience sont prêts à vouloir boycotter une entreprise, et ne plus acheter chez elle. 

Il y a quelques années encore, l’entreprise Virgin Média a étudié les données des candidats rejetés et a estimé perdre plus de 4,5 millions d’euros par an après de mauvaises expériences de recrutement.

Quand on voit de tels chiffres, cela fait tout de même réfléchir.  

On voit tout de suite le lien de cause à effet entre une mauvaise expérience candidat et l’acte d’achat en tant que tel. Il serait grand temps de mettre sur un même plan expérience client et expérience candidat pour transposer les bonnes pratiques de part et d’autre.  

4 – Et, si j’en parlais un peu autour de moi ?

Attention les langues se délient, les candidats n’hésitent plus à partager leur mauvaise impression.

Un candidat satisfait par une bonne expérience candidat en parle à 3 fois personnes, mais qu’en est-il pour les candidats mécontents ? Figurez-vous qu’un candidat déçu par une expérience candidat le fait savoir à 9 personnes autour de lui, soit 3 fois plus que quand il est satisfait.

Exemple : la société X recherche son commercial sédentaire sur l’île de France et reçoit plus d’une centaine de candidatures. Elle ne prête pas vraiment attention à ses candidats, mais ne s’en soucie pas plus que ça. A l’arrivée, un candidat est recruté et plus de 100 autres écartés. Si nous prenons en compte qu’une personne mécontente en parle à 9 personnes autour d’elle, cela signifie que plus de 900 personnes auront une mauvaise image de cette entreprise directement ou indirectement.

Maintenant, appliquez ce mode de calcul à l’ensemble de vos postes ouverts et vous aurez un avant goût des conséquences en termes d’image et d’attractivité que cela peuvent représenter à votre entreprise à court et moyen terme. 

5 – Les langues se délient

C’est là ou le bas blesse. 

1 candidat sur 4 mécontent par son expérience candidat le rend public sur des plateformes de notation, Google, métamoteur de l’emploi, réseau social professionnel. Il existe même des comptes Instagram qui recensent les mauvais avis laissés par les internautes / candidats pour pointer du doigt les entreprises qui ne respectent pas leurs clients / candidats comme balance ta startup suivi par près de 150 000 personnes. 

Quand on sait, selon le métamoteur de l’emploi Indeed que près de 87% des candidats s’informent sur votre société, marque employeur avant de postuler chez vous, il y a un risque à voir traîner de mauvais avis sur ces plateformes là. 

Alors, évidemment, vous pourrez toujours répondre au candidat en le remerciant d’avoir laissé un avis, et lui expliquer que les choses ont évolué chez vous, que cela ne reflète pas la réalité, mais trop tard, le mal est fait. 

Alors, pensez-vous toujours que l’expérience candidat soit un sujet secondaire ?

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